Sjón

Sigurjón Birgir Sigurðsson est né à Reykjavík en 1962. Poète, écrivain, parolier, Sigurjón se choisit comme nom de plume Sjón (vision), contraction de son prénom.

Il est aujourd’hui l’un des auteurs les plus doués de sa génération, et l'un des meilleurs ambassadeurs de la culture islandaise. Certains de ses textes ont fait le tour du monde : il est le parolier de Björk, auteur notamment du célébrissime "Bachelorette". Il a été d’ailleurs nominé aux Oscars pour ses compositions dans Dancer in The Dark de Lars Von Trier.

Ses recueils de poèmes, dont le premier a été publié alors qu’il n’avait que 16 ans, ont été également publiés et traduits en plus de 10 langues.

Aujourd’hui, Sjón équilibre sa vie professionnelle entre romans, poésie et musique. Avec un succès et un talent certain : en 2005, son 5ème livre Skugga-Baldur (Le moindre des mondes), lui permet de remporter le plus prestigieux des prix littéraires scandinaves.


Interview de Sjón



Régis Boyer

Une référence. Régis Boyer, ancien disciple de Georges Dumézil, est le spécialiste français des civilisations de l’Europe du nord, et plus particulièrement l’Islande. Professeur de français à l'étranger, notamment à Reykjavík, puis professeur émérite à la Sorbonne pendant plus de 30 ans, il fut également directeur de l’institut des études scandinaves de la prestigieuse université parisienne.

Régis Boyer a publié un nombre ahurissant de livres, ou d’études sur le monde scandinave, et notamment sa littérature, ancienne ou contemporaine. Mais il est également le traducteur de l’immense majorité des œuvres "classiques" de la littérature islandaise, notamment les sagas, ou les livres de Halldór Laxness.

À 76 ans, Régis Boyer est aujourd’hui à la retraite. Une retraite dont il sort bien volontiers, et très souvent, pour continuer à faire partager sa passion du monde nordique.


Interview de Régis Boyer


Sólveig Anspach

Les îles Vestmann comme berceau. Puis la France. Puis les États-Unis. Patchwork, si l’on compte la grand-mère roumaine, et le grand-père allemand. Sólveig Anspach est donc née en Islande, dans l’archipel des Vestmann. Une île, dans une île. Mais le cinéma, elle l’apprend à Paris, à la FEMIS, promotion numéro 1, 1989.

Plutôt centrée sur les documentaires dans un premier temps, la jeune islando-franco-américaine, pour faire court, va mettre 10 ans avant de réaliser sa première fiction : Hauts les cœurs !, avec Karin Viard. Le film est sélectionné pour le festival de Cannes, dans la quinzaine des réalisateurs. Karin Viard obtient elle le césar de la meilleure actrice. En 2003, Sólveig remet ça, encore en France, avec Elodie Bouchez. Stormy Weather.

Entre les fictions, sa vie est faite d’aller-retour en France et États-Unis, pour tourner des documentaires.

Août 2008, son dernier film vient de sortir, Back Soon, une comédie déjantée. A l’islandaise.


Conférence avec Sólveig Anspach

Haut de page

Arnaldur Indriðason

En moins d’une décennie, il a sorti la littérature islandaise d'une ombre trop envahissante depuis la mort de Halldór Laxness. Il a révélé le polar à l’islandaise : sombre, pessimiste, souvent tourné vers le passé et l'Histoire. Arnaldur Indriðason donne une autre image de l’Islande, loin des clichés des cartes postales, volcans, chutes, et belles églises.

Il est désormais avec le grand Laxness l’auteur islandais le plus connu à l’étranger. Une nouvelle étape, au cinéma cette fois : la sortie internationale de son best-seller La cité des jarres (réalisé par Baltasar Kormakúr) lui permet de franchir un palier supplémentaire. Indriðason est désormais un incontournable.


Interview de Arnaldur Indriðason



Vigdís Finnbogadóttir

Elle seule peut symboliser l’exception islandaise : membre d’un parti politique exclusivement féminin, première femme élue président d’un pays démocratique, aujourd’hui ambassadrice à l’UNESCO. Vigdís Finnbogadóttir a mis en lumière une évidence pourtant ignorée ailleurs : femmes et hommes sont égaux, et les hommes seuls ne peuvent rien faire.

En témoigne cette journée de 1973 où toutes les femmes du pays, dont Vigdís Finnbogadóttir, ont fait grève, paralysant toute activité. Aujourd’hui encore, elle reste fortement impliquée dans la défense des droits des femmes.

Vigdís Finnbogadóttir a étudié les arts en France, et maîtrise parfaitement la langue pour l’avoir enseignée à la télévision islandaise. Son prochain défi : aider l’Islande à sortir de la crise.


Interview de Vigdís Finnbogadóttir

Haut de page

Kristín M. Baldursdóttir

Kristín Maria est née à Hafnafjörður, dans la banlieue de Reykjavík juste après l’indépendance, en 1949. Journaliste, écrivain, novelliste, biographe, son œuvre fait partie des classiques islandais. A ce jour, elle a écrit 5 romans, le plus célèbre étant Mávahlátur (le rire des mouettes). Il fut par la suite adapté, avec succès, au théâtre et au cinéma.

Karítas án titils, (Karitas sans titre) son premier livre traduit en français, vient d’être publié (septembre 2008). En racontant l'histoire de cette artiste, elle tire une sonnette d'alarme à destination des jeunes femmes islandaises, pour qu'elles continuent le combat de l'égalité face aux hommes.


Interview de Kristín M. Baldursdóttir



Guðrun E. Minervudóttir

L’Islande, elle l’a découvert enfant, allant de village en village avec sa mère, professeur de piano itinérante. La sédentarité, ce sera à Reykavík, à 15 ans. Barmaid, Guðrun Eva Minervudóttir fut saisi par l’inspiration. Rentrée chez elle, elle commença à écrire des nouvelles.

Aujourd’hui, elle est l’une des étoiles montantes de la littérature islandaise. Son seul livre traduit en français, Pendant qu’il te regarde, tu es la Vierge Marie, est une collection de nouvelles déroutantes. La jeune philosophe y crée un univers aux personnages atypiques, aux situations parfois inconfortable pour le lecteur.



Einar Már Guðmundsson

Romancier, poète, novelliste, scénariste, Einar Már Guðmundsson est un auteur reconnu internationalement. Natif de Reykjavík, il connaît le succès dès 1982, avec Les chevaliers de l’escalier rond, dont le narrateur, un enfant de 8 ans, conte dans un style naïf ses aventures dans Reykjavík en pleine mutation.

En 1995, son quatrième roman, Les Anges de l’univers, beaucoup plus troublant, lui permet de remporter le plus prestigieux des prix littéraires scandinaves : le Grand Prix du conseil nordique.

Son dernier roman traduit en français, Le testament des gouttes de pluie vient de paraître. Ce n'est que son 3ème livre à être publié dans l'héxagone.

Invité aux Boréales, Einar Már Guðmundsson a fait le choix de rester en Islande : il s'est fait porte-parole de la population pendant la dure crise économique qui frappe le pays, écrit des articles et anime des conférences.



Haut de page

Steinunn Sigurðardóttir

Une enfance à Reykjavik, des études à Dublin, et aujourd'hui, une vie partagée entre France, Allemagne et Islande. Steinunn est cosmopolite, et polyglotte.

Au début des années 80, elle publie des poèmes et des nouvelles. Et petit à petit, se fait un nom.

En 1995, elle change de statut. Son roman Hjartastaður ("La place du coeur") est un vrai succès. Steinunn est récompensée par le prix islandais de littérature. Deux ans plus tard, le livre est adapté sur grand écran, avec Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire et André Dussolier.

Elle est aujourd'hui une actrice majeure de la vie culturelle islandaise, mêlant souvent la poésie à ses romans.


Interview de Steinunn Sigurðardóttir



Jón Hallur Stefánsson

Animateur radio, musicien, puis traducteur, notamment des Harry Potter, Jón Hallur Stefánsson se révèle maître du polar en 2004. Sa première nouvelle, Enginn Engill (Loin d’être un ange) est saluée par la critique, qui voit déjà en lui le successeur de Arnaldur Indriðason.

Son premier roman, Brouillages, confirme son succès. Il place la famille au centre de l'intrigue, mettant les policiers et l'enquête en retrait, ce qui le différencie nettement de Arnaldur Indriðason et Árni Þórarinsson.

Haut de page

Árni Þórarinsson

Il fait partie de cette "génération polar", la même qu’Arnaldur Indriðason. Ceux qui ont lancé le polar à l’islandaise, qui ont fait du roman noir le genre le plus lu dans l’île. Et le fer de lance de la littérature islandaise dans le monde.

Journaliste, critique de cinéma, et amateur de polar, Árni Þórarinsson a déjà consacré 4 livres à son journaliste-enquêteur Einar, dont deux sont traduit en France, Le temps de la sorcière et Le dresseur d'insectes.

Sa vision désabusée de la société islandaise, dépassée par la mondialisation, la xénophobie et les inégalités sociales, offre un regard inédit, loin des clichés des cartes postales.


Interview de Árni Þórarinsson



Marc Védrines

Né à Boulogne-Billancourt, Marc Védrines est un vrai passionné de bandes dessinées. "On entre en BD comme on entre en religion. Je prie donc le dieu du dessin tous les jours pour qu'il me donne la force de me mettre au travail". Son travail acharné fini par payer. Une série en collaboration avec Jérémie Kaminka (Phenomenum) voit le jour en 2002, avant Islandia.

Cette fois Marc Védrines est seul. Et face à lui, l’Islande du XVIIIème siècle : un jeune français propulsé dans ce monde à part, entre sorcellerie et pauvreté absolue. Védrines crée à coups de crayon un univers envoûtant, où réel et irréel se mêlent et peinent à se différencier.

Haut de page

Éric Boury

Il est la plume française de tous ces auteurs contemporains. Leur voix au fil des pages. Éric Boury, ancien disciple de Régis Boyer, est devenu en quelques années le traducteur incontournable de tout livre islandais : Hallgrímur Helgason (101 Reykjavík) pour commencer, puis Arnaldur Indriðason (la voix, la cité des jarres...), Árni Þórarinsson (le temps de la sorcière...), Jón Hallur Stefánsson (Brouillages), Sjón (le moindre des mondes...), ou Einar Már Guðmundsson (les chevaliers de l'escalier rond).

Fort de deux années passées en Islande après ses études, Éric Boury a saisi toute la complexité de ce pays, et tout son passé, pour retranscrire plus que des mots : une atmosphère.

Parallèlement à ces traductions, il est professeur de français et d’anglais dans un lycée de Caen.


Interview de Éric Boury



Erró

Le maître de la figuration narrative. Erró, de son vrai nom Guðmundur Guðmundsson, s’installe à Paris en 1958. Après des études à Reykjavík, à Oslo, à Florence, puis à Ravenne, Erró crée un véritable univers artistique, mêlant dans des collages, personnages de BD, despotes, publicités des années 50, ou pastiche des grands tableaux de maître.

Sa série cité interdite met en scène Mao Tsé Tong : Erró le fait virtuellement voyager dans le monde entier à travers ses toiles.

Cette série, initialement prévue pour les Jeux Olympiques de Pékin, a été annulée au dernier moment, étant finalement exposée pour la première fois à Caen pour les Boréales.

Haut de page

|  Toute l'Islande   |